On approche de la fin août et c’est, en quelque sorte, une libération
que je célèbre. Certes, elle est beaucoup moins héroïque que la libération de
Paris en 1944 mais, égoïstement, je ne boude pas mon plaisir… JE SUIS DEBARASSE DE CETTE FICHUE ATTELLE.
A vrai dire, j’étais animé de sentiments assez paradoxaux lors de mon séjour en
vacances à Séville : d’un côté, j’avais envie de rester profiter du
soleil, de la chaleur et de la douceur de vivre à l’espagnole (résumés dans cette vidéo)… mais d’un autre
côté, je faisais le décompte dans ma tête car la fin du séjour coïncidait avec
le rendez-vous avec mon chirurgien-orthopédiste.
Après 45 jours d’immobilisation du genou, le chirurgien
donne enfin son feu vert ! Bon, il me « refroidit » assez
rapidement en m’indiquant qu’il faudra attendre 6 mois – « sauf miracle, mais pourquoi pas » – avant d’espérer
refaire des footings. En effet, mon quadriceps droit a « fondu »
et n’est pas suffisamment fort pour verrouiller le genou… Première étape :
dépasser l’appréhension de replier le genou, devenu un peu fainéant vu qu’il était
engoncé dans l’attelle.
Seconde étape : trouver un kiné disponible à la mi-août
pour rapidement me prendre en charge. Un choix que je ne dois pas prendre à la
légère car il aura un impact sur la
réussite de ma rééducation. Pour essayer de ne pas me tromper, j’ai fait
appel à mon réseau (amis, Twitter) en faisant attention à plusieurs critères :
- Repérer un spécialiste en traumatologie du sport.
- Veiller à l’équipement du cabinet (espace de travail, matériel…)
- Insister pour qu’un travail soit fait sur la cicatrice pour qu’elle soit la plus belle possible.
Finalement, mon choix s’est porté sur le cabinet PhysioSport au sein de la Clinique Drouot à Paris. Un centre qui suit pas mal de sportifs de très haut niveau... Bref, après la « paperasse »
administrative, place au travail ! Avec les massages du genou ou la mise
en place de ventouses autour de la rotule, il s’agit de retirer les adhérences
dues au fait que le genou ait été immobilisé aussi longtemps… C’est ce qui
donne l’impression que la peau tire et que le genou se bloque à partir d’un
certain niveau de flexion. C’est désagréable, ça pique mais je ne souffre pas
le marytr… et surtout les progrès sont visibles : je suis quasiment à 70° après la deuxième séance, ce qui rebooste
le moral !
Mais je ne m’enflamme pas car mon kiné m’a prévenu : au
début, les évolutions sont rapides avant d’atteindre un palier pendant un
certain temps précédant une nouvelle progression. Entre les séances, il s’agira
de bien faire ses « devoirs » à la maison en reproduisant les
exercices vus en cabinet mais surtout de réapprendre
à marcher normalement : bien dérouler le pied, du talon jusqu’à la
pointe, avoir la cheville souple tout en fléchissant la jambe. Pas évident car
il faut oublier le réflexe de la « jambe de bois » et passer au-delà
de la gêne au genou dès lors que la flexion atteint un certain niveau.
Les béquilles sont encore nécessaires car avec un sol
instable ou en descente, un manque de concentration peut vous mettre par terre !
Comme je l’ai écrit plus haut, le quadriceps est encore trop faible et il va
bientôt falloir remuscler tout ça. J’avais pensé à utiliser mon appareil d’électrostimulation
mais un test en cabinet m’y a fait renoncer : à cause du cerclage
métallique au genou, cela provoque des petits picotements assez inconfortables.
Dès lors, les protéines seront très présentes dans mes assiettes lors des
prochaines semaines !
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