Et si vous faisiez le point sur votre santé ?


Soyons honnêtes : on a quand même une fâcheuse tendance à se préoccuper de sa santé dès lors qu’on a un pépin physique. Mais lorsque notre corps dit stop, il est trop tard et ce sont parfois plusieurs semaines (voire mois) d’arrêt à la clé. Pourtant, certaines blessures pourraient être évitées si l’on prenait garde à certains signaux d’alerte envoyés par notre corps… parfois indétectables. Et on a toujours une « bonne » raison pour ne pas aller voir un professionnel de santé (notamment l’argument financier). Or il existe un dispositif très intéressant (et complet) proposé par la Sécurité Sociale mais pas forcément très connu. 

L’EPS pour… 

Non, non, il ne s’agit pas d’éducation physique et sportive mais de l’examen préventif de santé. L’idée générale de cette offre étant de dire qu’il sera toujours moins coûteux pour l’Assurance maladie de prendre en charge d’éventuelles pathologies en amont plutôt que d’agir de façon curative. Bien sûr, il est recommandé de voir régulièrement son médecin traitant (même si le certificat médical annuel n’est plus obligatoire – sauf exceptions – pour pratiquer le running) mais l’EPS est l’occasion de faire un bilan global sur son état de santé. Et il n’y a pas un euro à débourser car c’est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie.

Comment en bénéficier ? 

Il faut avoir au moins 16 ans et se rendre sur ameli.fr. Pour vous éviter de fouiller dans tout le site de l’Assurance maladie, voici le lien direct vers le formulaire d’inscription. La première partie du document ressemble un peu à une feuille de soins où il faut indiquer ses coordonnées, son numéro de Sécurité Sociale mais aussi les jours de la semaine (mais pas le week-end !) qui vous conviennent le plus.

Quelques jours plus tard, votre caisse primaire d’assurance maladie vous envoie, par mail, une convocation pour le centre le plus proche de chez vous (il y en a 85 en France). Attention, il faut prévoir un peu d’attente avant le rendez-vous (pour ma part, 1 mois et demi). D’ici là, il faut remplir un (long) questionnaire de santé à rapporter le jour J avec les différents examens (s’ils sont récents). Mais tout est expliqué dans la convocation.

Comment cela se passe ?

Une fois sur place, on vérifie à l’accueil que vous avez bien votre questionnaire de santé (rempli), votre convocation, votre pièce d’identité et votre carte vitale qui sera votre sésame pour retirer votre ticket (hé oui, on est bien à la Sécu). Direction : la salle d’attente avant d’être appelé par un agent qui remplira votre dossier. Point de départ d’un parcours où l’on passe entre les mains de différents professionnels de santé.
Après une prise de sang et un examen urinaire, un.e infirmièr.e prend vos divers paramètres (taille, poids, tension, test d’audition et de vision). Si vous n’avez pas l’occasion de voir régulièrement certains spécialistes, les étapes gynécologue et dentiste peuvent être au programme. Le parcours se termine avec un examen par un médecin qui peut vous prescrire des examens complémentaires s’il le juge utile. L’occasion de lui poser toutes les questions (d’ordre médical hein) qui vous passent par la tête. Il vous propose un test VIH que vous êtes libre d’accepter ou non (mais on vous encourage quand même à le faire). Comptez de 2h30 à 3h pour ce bilan médical qui doit être fait à jeun. En gros, posez une demi-journée !

Et après ? 

Le résultat du test VIH est très rapide (moins d’une semaine) mais il faut venir le récupérer sur place. Si c’est négatif, cela prend… 5 secondes, le temps que le médecin lise et vous dise au revoir. Le reste des résultats est transmis par courrier avec quelques commentaires et des recommandations. Charge à vous, ensuite, de faire le nécessaire pour corriger ou soigner d’éventuelles affections ou pathologies qui auraient été détectées. Un bilan que vous pouvez faire gratuitement tous les 5 ans. Alors... pourquoi s’en priver ?




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